-Biographie-

T.Fournier-Back

Décider de créer une galerie d’art en ligne, en 2020 après avoir édifié passionnément une collection d’art pendant plus de 20 ans, peut paraître une évidence et ça l’est ! Mais la genèse de ARTNOISES Galerie est liée de façon plus intime à mon existence. Des rêves peuvent devenir réalité ; chercher et présenter des FUJITA, RIZZI, VIALAT, OBEY, BUFFET, BOLTANSKI, LEGER, BEUYS ou DI ROSA et tant d’autres, ARTNOISES est un nom posé sur un rêve.

J’ai grandi, le cul dans la poussière des ateliers, les mains et les culottes tachées de couleurs, et de mixtures odoriférantes, les genoux griffés par les éclats de marbres ou de pierre. J’ai le souvenir de ces matins grisâtres, à attendre des moments interminables, que les imposants portails du Grand-Palais ou du Louvre daignent s’ouvrir, pour que  “l’apparition” s’opère et qu’enfin se dévoilent les couleurs et les formes d’un Dali, d’un Léger, d’un Gauguin ou d’un Braque et m’arrachent à ces réveils glacials. Pour chaque exposition, je cornais une page d’un cahier vierge, agrafé dans mon esprit et je photographiais le génie de chacun de ces hommes, dont je peinais à me souvenir le nom mais qui s’inscrivait en moi.

L’acte fondateur de ARTNOISES, qui présente presque un siècle de créations derrière « quelques clics de souris », se déroula au musée Gustave Moreau, l’hiver 70. J’avais 10 ans, ce fut un coup de canne au pommeau d’argent sur mon épaule. Un geste sec, un mix puissant d’une rencontre mi-humaine mi-métaphysique, entre un enfant et le Maître Salvator Dali qui, pour exprimer son étonnement de me voir apparaître au milieu de sa cour de “suiveurs”, affichait une mimique amusée… Le créateur de la démesure, venait de me baptiser et de lever définitivement le voile sur la réalité de la création, de la folie comme corolaire de ce qu’étaient le geste, le verbe, la posture, le chemin menant vers la création.

L’art était venu m’habiter pour toujours. ARTNOISES, Galerie d’art en ligne pouvait naître !

Entre la discrétion d’un Soulages, les 1000 vies d’un Picasso, la fragilité d’un Modigliani ou d’un Basquiat, les mondanités d’un Von Donguen ou la présence urbaine d’un Menager ou d’un Pignon,  je n’ai plus qu’à occuper mon temps à chercher tous les tableaux modernes que j’aime et que j’essaie de m’en approcher.

Thierry Fournier-Back